Février 2016 : notre périple colombien

Ce blog sera mono-sujet puisque nous sommes partis le 2 février en Colombie et en sommes revenus le 27 via Barcelone.

 

Penser « faire la Colombie » (2 fois la surface de la France) en un mois est évidemment ridicule, mais en se déplaçant beaucoup (4 vols internes et des dizaines d’heures d’autocar) on revient avec une assez bonne perception de la diversité des paysages colombiens, mais surtout un bon ressenti de l’état d’esprit du peuple colombien (en bref : « ça pulse et nous avons l’avenir devant nous ». Pour les vieux, tout à fait l’ambiance du début des « 30 glorieuses »).

 

Les colombiens (au racisme impossible puisque cela va du descendant des esclaves noirs à la blonde vénitienne, descendante d’espagnols ayant fautés en Flandres) sont extrêmement fiers de montrer qu’ils ont une culture multimillénaire (dite précolombienne) rivalisant avec les civilisations mésopotamiennes et chinoises alors que, ce qui deviendra l’Europe, n’était encore rien.

Les statues et tombes de la région de San Augustin, ainsi que le site de Villa de Leyva qui intègre un « calendrier » donnant les saisons pour semer ou récolter et un lieu de « culte » glorifiant la fertilité, sont impressionnants (voir les photos)

La période des conquistadores (1600 – 1800) a, hors le massacre des populations indigènes et le pillage des « richesses » (or et émeraudes), fortement marqué le paysage urbain et il faut reconnaitre que le résultat reste très « esthétique », y compris les églises qui ne sont pas trop surchargées d’or et de bondieuseries à l’intérieur (par contre, les curés français peuvent être pales de jalousie car elles sont toutes bondées pendant les messes et il nous semble qu’ils y en a 3 ou 4 par jour).

 

Le climat étant semi-tropical, la végétation est luxuriante (comme on dit) et lors des randonnées c’est partout un plaisir des yeux par la présence ininterrompue de fleurs (superbes bougainvilliers et autres fleurs inconnues) et d'arbres aux fruits souvent inconnus (voir des mangues sur des manguiers, des avocats sur des avocatiers, et des champs de tomatiers avec des tomates rouges en février  reste un émerveillement).

Les marchés sont à 90% des étals de fruits. NB : pour le cours sur le Café, voir le blog de Jeanne (par contre, il est parfois cultivé sur des pentes tres impressionnante).

 

Par contre, nous avons pu visiter une petite fabrique de « panella » qui est le concentré « brut de fonderie » de la pulpe de la canne à sucre, ce qui nous permet ce petit reportage : d’abord, couper les cannes mures, puis les charger (c’est très dense) pour les transporter à la fabrique, introduire les cannes une par une dans un broyeur qui extrait le jus et rejette le reste. Le jus passe alors de cuve en cuve chauffée (par le reste boiseux des cannes. Comme cela, tout sert), et, quand un goutteur considère que c’est « comme il faut », la pâte est laissée à refroidir, puis mise dans un moule pour faire des pains de 2 kg (que les distributeurs leur achètent 4 000 pesos, soit 1,1€). Si vous passez au Canton, vous pourrez gouter ce produit très gouteux car nous leur avons acheté un pain.

Pour le premier jour à Carthagène, nous avions réservé une première journée dans un village de pécheurs (la Boquilla) situé entre la mer et la mangrove entourant Carthagène. Le matin fut consacré au piégeage des crabes des sables, à l’apprentissage de la pêche à l’épervier et de la conduite des pirogues. Le midi, nous avons mangé notre pèche après avoir pris des cours de cuisine sur la préparation du repas (nos poissons, nos crabes avec des beignets de bananes plantain et du riz coco). Après la sieste au bord de la mer (avec baignade), nous sommes repartis 2h dans la mangrove pour le coucher de soleil et l’observation des oiseaux qui se posent pour la nuit.

Un des buts du voyage était, entre autre, de fêter les 90 ans de Jeanne et Luc dans un « boui-boui » de Carthagène. Celui-ci s’est montré à la hauteur de ce qu’indiquait le « Petit futé » (le meilleur de la ville) avec table au bord de l’eau et orchestre avec chanteuse. Mais l’addition fut, pour chacun, 10 fois supérieure à un « menu du jour » dans un restaurant « classique » (soit 30€ par personne).

 

En bons touristes, nous avons pas mal « crapahuté » (pas très cool, car on se retrouve très vite vers les 3 500 mètres avec des chemins qui ne connaissent pas les lacets, donc droit dans la pente ce qui a été peu apprécié par Luc).

De plus, manque de chance, il pleuvait le jour où nous sommes monté sur l'altiplano pour espérer voir un ou des condors (le guide avait une réserve de viande avariée, s'il ne pleut pas, il pose le morceau sur un rocher, et le condor, (qui a un bon odorat) vient "becqueter".

 

En fait, nous avons eu peu de temps pour nous prélasser sur le sable, mais nous avons été émerveillés de la beauté des plages de la mer caraïbe dans le parc national Tayrona (plages de cartes postales et village indien perdu style Indiana Jones), sans oublier un petit temps de récupération dans le hamac de notre "cabane".

C’est quand même pas mal pour une « cabane » (il y avait même un frigo-bar). A ce sujet, notre prestataire de services (Aventure Colombia), à qui nous avions demandé de ne surtout pas nous réserver des hôtels « chics » mais des hôtels « de charme » (même avec confort sommaire), a fourni une prestation parfaite.

 

Un petit mot encore sur le fantastique « streetart » existant en Colombie (au-dessus, un mur de Bogota) et au-dessous, un mur de Carthagène (gigantesque fresque de 4 panneaux. Vous en voyer qu’un et l’artiste travaillait sur un des panneaux lors de la prise de cette photos)

 

Enfin, pour finir, sur cette dernière photo, vous voyez les 2 points qui resteront de ce voyage et qui seront transposés au canton. Je veux parler de la « limonade con coco » et de « truite à l’ail ». Que Claude se délecte de ce mirador sur la vallée de Cocora est vraiment secondaire.

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Commentaires : 7
  • #1

    francoise (mardi, 01 mars 2016 11:55)

    excellent reportage sur votre voyage! cela donne vraiment envie d'y aller!
    j'attends de gouter la limonade con coco......
    vous aviez aussi une accompagnatrice qui parlait parfaitement la langue et cela a du aider à savourer ce pays!et à se debrouiller partout....
    Bon retour dans les Cevennes!

  • #2

    sandra (mardi, 01 mars 2016 13:41)

    très chouette reportage photo ! bravo ! ce voyage a eu l'ait parfait ... et avec une quinzaine de jours de retard, très bon anniversaire Luc !

  • #3

    Isabelle (mercredi, 02 mars 2016 14:22)

    J'aurais plutôt dit "Ouille my god" mais bon...
    Merci pour ce bain colombien, cela donne vraiment envie d'y aller.
    Bises

  • #4

    Marc (jeudi, 03 mars 2016 09:54)

    Bravo pour ce récit..magnifique !

  • #5

    Claire (dimanche, 06 mars 2016 05:32)

    Quel pays magnifique! Merci d'avoir partage vos aventures avec nous. Cela fait Plaisir de voir toutes ces photos de fleurs et de nature verdoyante au plein Coeur de l'hiver.

    Grosses bises,

  • #6

    Jeanne (jeudi, 10 mars 2016 16:31)

    Je suis sure que la limonada de coco et la truite à l'ail auront tout le temps d'etre testées et retestées pour finir parfaitement colombo-cévenoles pour cet été !
    Beau reportage !
    Bisous

  • #7

    Famille Albrand-Guymard (mercredi, 16 mars 2016 02:47)

    Un régal, toutes ces photos ! Bravo. Bisous à tous.